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Réouvrir la rivière Mosson pour que Lavérune (34) retrouve sa prairie alluviale

La restauration de la prairie alluviale à Lavérune permet de reconnecter la zone inondable à la rivière Mosson et à la nappe phréatique. En rétablissant les fonctions naturelles d'expansion de crue, elle contribue à l'adaptation locale au changement climatique : réduction de l'érosion et du risque d'inondation, augmentation de la résistance à la sécheresse, tout en favorisant la biodiversité.
Dans une démarche ambitieuse de restauration écologique et d'adaptation au changement climatique, l'EPTB Lez, pour le compte de la Métropole de Montpellier, a achevé la transformation d'une ancienne pépinière en une prairie alluviale fonctionnelle en bord de Mosson. Ce projet, soutenu financièrement par l'Agence de l'Eau, la Région Occitanie, la Métropole et la commune de Lavérune, a mobilisé 1,31 M€ TTC et a reçu le Prix du Génie écologique 2022. La particularité de cette action tient à sa double approche : il s'agit à la fois d'une restauration hydromorphologique ambitieuse et d'une remise en nature d'un site artificialisé abandonné avec des enjeux sociaux (ouverture au public, sentier pédagogique). L'opération a consisté à supprimer les infrastructures artificialisées (bâtiments, serres, voirie), à évacuer 45 000 m³ de remblais et à désimperméabiliser 5 000 m² pour restaurer 5 hectares de prairie humide.
Les aménagements hydromorphologiques — suppression des merlons, surcreusement des zones basses, reprofilage des berges, création d'une mare à deux niveaux et d'une annexe fluviale — permettent aujourd'hui la reconnexion de la zone inondable à la Mosson et à la nappe phréatique. Sur le plan écologique, le site a été nettoyé des espèces végétales exotiques envahissantes, les espèces protégées ont été préservées et les nouveaux habitats ont été végétalisés par graines et plantations locales.
Les premiers résultats sont encourageants : retour d'espèces piscicoles patrimoniales, meilleure résistance à la sécheresse, réduction de l'érosion et atténuation du risque d'inondation par débordement. Le projet intègre également un volet pédagogique et d'accès au public : création d'un sentier pédagogique et d'une aire d'accueil, organisation de visites (scolaires, universitaires, grand public) et diffusion de retours d'expérience (reportages, notes techniques). Un suivi environnemental renforcé est en place (de 2024 à 2026 ) pour évaluer l'évolution de la faune, de la flore, des sols et des eaux.